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Un jour un destin : mon lundi de Pâques avec Ryan Gosling (2/2)

Posted by Barbara GOVAERTS

Oui donc après avoir déblatéré sur ce cher Ryanou laissez moi tout de même vous parler un peu de son film. Pour cela j’ai bien envie de rester dans le même thème que le précédent post et utiliser ce mode certes bien moins littéraire mais fortement plus concis que sont l’usage de bullet points.

Voici donc ce que j’ai retenu de Lost River, premier film réussi et maîtrisé de Ryan Gosling.

  1. Lost River est un conte de fée moderne dense et sombre
  2. Lost River est né de la volonté de Ryan d’évoquer un pan de son enfance. Sa mère l’a élevé, ainsi que sa sœur, seule et a parfois dû ramer pour joindre les deux bouts (il lui voue d’ailleurs une éternelle reconnaissance et un amour profond, ça se ressent et c’est mignon)
  3. Lost River a pour but d’évoquer la crise économique et ses dérives. Le rêve américain devenu cauchemar, cette ville ruinée, anéantie et vidée de ses habitants qu’est devenue Détroit SUBLIMEMENT et féeriquement filmée
  4. Tout concourt dans ce film à montrer la déchéance d’un monde qui ne tourne plus rond. Ce monde qui a laissé bon nombre de ses habitants sur la bas côté.
  5. Le film est basé sur une métaphore filée. Cette « Lost River » a recouvert et submergé toute une partie de la ville au même titre que la crise économique a submergé et anéanti toute une partie de la population
  6. Il y a, au cœur de l’histoire, comme dans tous les contes, une malédiction qu’il faut anéantir afin de sauver la mort prochaine et totale de la ville et de toute la civilisation
  7. Reda Kateb, récemment Césarisé pour son rôle dans Hippocrate, endosse le rôle du pseudo Prince Charmant et rien que pour cela, je salue le choix de Ryan d’avoir pioché dans le cercle très fermé des meilleurs acteurs français actuels
  8. Le film joue sur divers niveaux de significations, sur divers niveaux de réflexion. Il nous donne à penser sur notre rôle à chacun dans nos sociétés respectives, tous à la recherche « d’une vie meilleure »
  9. Ce qui frappe avant tout c’est la poésie qui émane de ce film, marquée par le thème lui même et son attachement à la culture des contes de notre enfance mais aussi par la musique et la photographies qui tiennent une place prépondérante. Tout est magnifié. La ville est un personnage à elle seule. Le songe et la symphonie de couleurs viennent nous transpercer. La couleur verte est partout dans ce film sombre comme pour nous signifier que la vie est toujours là. Tel l’hiver, elle couve, elle se cache et dépérit pour mieux renaître ensuite.
  10. Lost River est un premier film envoûtant, fait avec les moyens du bord ce qui lui donne ce côté très vrai, en lien avec une vérité connue par son réal. Ryan a réussi son pari. Il nous livre une ode brute et sensible qui évoque la recherche des secrets du passé. De quoi avoir foi en l’avenir.

Mais tout cela n’est que mon interprétation et mon ressenti. Je vous laisse écouter Ryan évoquer son oeuvre. Personne n’en parle mieux que lui. Si, Reda aussi.

En bonus : Ryan, Reda et le chien

https://www.youtube.com/watch?v=bII8wH6a6FE

 

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