Lorsque le cinéma se plante // Les loupés de 2014

Lorsque le cinéma se plante // Les loupés de 2014

Alors oui 2014 fût une jolie année ciné, mais disons le clairement il y a eu certains loupés. Des fails, des daubes, des films chiants ou tout simplement mauvais devant lesquels on s’est ennuyé ou, au pire, énervé.

Flash back sur ces loupés de l’année.

Si vous me lisez, vous n’ignorez pas le fait que j’ai très sincèrement apprécié le premier volet du Nymphomaniac de Lars Von Trier que j’avais trouvé assez subtile derrière toute cette pseudo décadence. C’est bien loin d’être le cas pour le second volet qui n’est que vulgarité et médiocrité. J’ai le souvenir que ce second volet – Nymphomaniac 2 donc – m’avait vraiment enragée par tant de nullité dans les propos et les sentiments. Un été à Osage County est un autre souvenir de cinéma douloureux : mais que cette famille m’avait gonflée ! De Julia Roberts à Meryl Streep en passant par tous les membres de cette tribu, j’avais réellement trouvé pesant leurs problèmes perso et familiaux !

Est arrivé ensuite ce Qu’est ce qu’on a fait au bon Dieu ? dont on ne compte plus le nombre d’entrées en salle. Si je me souviens avoir passé un agréable moment ce soir là parsemé de rires, je peux tout de même assurer que je ne comprends toujours pas l’engouement autour du film. Le cinéma a ses raisons… Grace de Monaco a fait l’ouverture du Festival de Cannes en mai dernier, ô joie bonheur mais ô souffrance face à ce film creux et niais au possible. Un bel exemple de bling bien creux. Que dire de Sous les jupes des filles si ce n’est que ce « film de filles » ne rend en rien hommage à ces actrices toutes sous exploitées dans cette comédie ratée, lourde et sans reflet.

Jersey Boys fut la purge de cet été. D’une longueur sans nom… Je me souviens avoir fermé les yeux à plusieurs reprises. 3 cœurs fut la purge de ce début d’automne : là aussi, des acteurs sous exploités et un réalisateur qui décidément ne me convainc pas. Je sais que je fais figure de « résistante » tant ce film et Benoît Jaquot sont « encensés » mais vraiment, non, je n’y crois pas.

Le Woody de l’année n’a, à aucun moment, réussi à m’emporter. La magie de ce Magic in the moonlight n’a pas opéré. Je me souviens de dialogues lourds et d’un charme auquel je n’ai jamais cru entre les deux personnages centraux : gênant. Puzzle fut le film choral de l’année mais aussi, sans doute, le film le plus pénible, plat et presque ridicule de 2014.

Enfin, ce  Mr Turner certes profond et maîtrisé mais bien trop académique m’a ennuyée. Et je peux vous dire qu’avouer ici sur ces lignes que je me suis ennuyée à Cannes en plein cœur de la salle des Lumières du Palais des Festivals me fait mal mais c’est pourtant la vérité. Jamais le film évoquant pourtant un des peintres que j’admire le plus n’est parvenu à m’emmener. Trop de classicisme pour trop peu d’envolées.