Lettre ouverte à Sofia Coppola

Lettre ouverte à Sofia Coppola

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Non, non, non Sofia ! que nous as-tu fait là ?

On t’attendait au tournant et tu nous sors un film lent, au scénario plat. 1h38 de chiantise à dire vrai.

Perso, je suis fan : je te suis depuis les toutes premières heures, Virgin Suicides et Lost trônent dans ma top list de DVD. J’avais émis quelques réserves pour Marie Antoinette mais le côté pinky, sweety et fashion ont fait que je t’ai pardonné les ptite couacs de ce film.

Mais là, non. Ce n’est pas possible. Je suis trop déçue pour cela.

Alors, c’est vrai ça vient de moi avant tout : je ne sais pas si vous me suivrez dans cette pensée mais lorsque je suis hyper emballé pour quelque chose, tu peux être certain qu’il va y avoir un couac, alors, qu’au contraire, lorsque je suis tranchée sur un sujet, une rencontre, une sortie : du positif en ressort fort souvent.

Vous l’aurez compris, je ne voyais que le positif : bande annonce prometteuse, synopsis plaisant, BO que l’on savait déjà au top, et tout simplement : le retour de Sofia.

Mais non, j’y ai trouvé des plans d’une longueur sans nom, un scénario à la platitude d’une crêpe (oui je l’avoue, celle là est nulle !) une énième petite blondinette qui pour le coup ne marque pas trop les esprits je trouve… enfin pas de quoi tomber en pamoison finalement.

Sofia, tu avais tous les éléments pour réussir le film le plus abouti de ta jeune carrière. Tout était tellement prometteur mais à trop vouloir faire un film « beau », tu nous as pondu un film franchement chiant.

Le visuel ne fait définitivement pas tout.

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On se demande, quelle est l’évolution au sein même du film ? Johnny ne change pas de vie, n’évolue pas (contrairement à ce qui nous est présenté) : il intègre juste sa fille dans sa vie moisie, sa vie pourrie, sa vie de riche.

Et c’est ce que je te reproche le plus, j’aurais trouvé plus émouvant, plus touchant que cet homme se reprenne en main, qu’il sache évoluer, qu’il sache trouver le courage d’en finir avec cette vie sans but.

Bon tu me diras, oui, (sans rien dévoiler) c’est sans doute ce que tu as voulu montrer avec cette fin (d’ailleurs est-ce une fin ?)… mais pourquoi ne pas le montrer clairement pendant les 1h38 ?

Voilà, tu l’auras compris, je suis déçue par ce film inachevé et imcomplet mais reste tout de même fan des premières heures. J’aime la mélancolie qui se dégage de tes films, des acteurs que tu choisis, j’aime les couleurs et ta façon de filmer les gens. J’aime aussi les thèmes que tu choisis toujours liés à la famille et à la relation au père, j’aime ta vision de la vie et de la société américaine.

Mon conseil et qui suis-je pour te donner un conseil ! (mais on a parfois besoin d’un regard extérieur pour avancer !) serait, pour ton prochain film, de ne pas tant t’attacher au coté visuel et esthétique, mais avant tout à l’histoire… de façon plus claire et directe : fais nous un Lost in Translation Bis ! on a tant besoin de poésie et de douceur…