La quête

La quête

Les grandes fresques d’aventures au cinéma, en général, très peu pour moi. Depuis toujours.

Il y a pourtant une telle vie dans cet opus qu’il en devient à la fois touchant et exaltant. Et je vous parle d’une fresque de 2h30 ! Ce qui marque de prime abord c’est cet enthousiasme dans le propos. Il est clair qu’il s’agit là de l’œuvre de (quasi) toute une vie. Il semble que le réal nous livre ici le film qu’il avait envie de réaliser depuis des années.

Nous sommes en Europe, en 1900 et quelques, au tout début d’un siècle qui verra de nombreuses évolutions. Un homme, marié et bientôt père de famille n’a pour seul horizon que d’aller découvrir le Monde, et plus encore, une terre encore jamais frôlée par ses contemporains. Une terre d’Amazonie, pure et porteuse de toute l’Histoire d’un peuple primitif qui y a laissé son essence, sa vie, sa pâte.

Lost City of Z est en fait une ode à l’ouverture à l’autre et à la recherche de l’inconnu. Cette terre oubliée nous apparait alors comme étant la part inconnue et manquante d’un homme vif, aguerri à l’aventure et prêt à tout pour aller vers ce qu’il ne connait pas. C’est en fait l’histoire d’une quête.

En cela, ce nouveau film, grandiose de par sa photographie, ses plans maitrisés (ah la beauté de ce dernier plan), cette nature verdoyante et cette luminosité propice aux plus belles rêveries, est clairement l’une des plus belles parties de l’œuvre de James Gray, cinéaste chouchou des français (et Européens).

Il nous redit l’importance d’aller vers l’inconnu et vers ce(ux) que nous ne connaissons pas. Il nous dit la richesse intime que cela procure et l’infinie beauté de l’ouverture à l’autre et au monde.