La belle et la belle

La belle et la belle

Une preuve s’il en faut qu’il est possible d’écrire et de réaliser une bonne comédie française ! En voici une vraie pépite qui regroupe l’essence même de ce qu’il est agréable de voir au cinéma.

Le scénario est ciselé avec cette once de fantastico-fabuleux (rapport au côté « fable » de ce conte) qui nous régale de bout en bout et apporte une vraie originalité et personnalité au film. Les dialogues sont savoureux et d’une justesse parfaite. C’est bien simple, je me suis totalement projetée dans cette histoire d’histoires parallèles. En voici un film au sein duquel il est si sympathique de cohabiter !

L’intégration subtile de toute la mécanique des contes (Le petit chaperon rouge…) ajoute une autre couche d’originalité et de profondeur à cette histoire assez palpitante.

Les acteurs sont excellents – Melville est charmant et charmeur à souhait, rassurant aussi. Agathe Bonitzer que j’avoue (pardon) ne pas trop apprécier par ailleurs, est ici tout à fait dans le rôle de la jeune femme peu sécurisée, fofolle et un peu rebelle. Quand à Sandrine K, elle irradie. Elle pourrait tout jouer, je pense que nous serons d’accord sur ce point. C’est même impressionnant de la voir évoluer, semble t-il, de façon si naturelle, dans ses rôles. Elle apporte à la fois fraîcheur et robustesse.

C’est donc somme toute une grande réussite de bout en bout et il fallait y parvenir et trouver une fin digne de ce scénario.

Une pure réussite. En salles également à en lire les chiffres et c’est amplement mérité.