I'm in love with the coco

I’m in love with the coco

Coco est ce garçon vivant mais en quête d’épanouissement. Comprenez qu’il vit pour la musique – s’est d’ailleurs installé une petite chambrine secrète au creux de laquelle il se réfugie avec son chien (un peu débile mais adorable) pour y jouer de la guitare et regarder les vidéos de cet aïeul vénéré.

Ce même aïeul a quitté femme et enfant pour vivre de sa passion musicale et est depuis lors haï par le reste de la famille, de générations en générations. Dans la famille de coco on est cordonnier de père en fils mais on n’a pas le droit de pousser la chansonnette ou de produire le moindre son musical.

C’est ainsi une histoire de transmission, de filiation et de course vers la liberté d’être soi.

Ce nouveau Pixar est aussi et surtout une déclaration d’amour au cinéma d’antan, fait de noir et de blanc dont les images et les sons résonnent à jamais.

C’est en fait une allégorie de tous ces mots, ces moments de partage – autant dire ces scènes – vécus avec des proches ou des amis (ici il est vraiment question de filiation au sens propre du terme, de famille mais soit) qui nous restent pour toujours et sur la base desquels nous pouvons avancer dans cette jungle que représente la vie.

Coco nous dit qu’il y a un au-delà, au delà de ce « toujours » que j’évoquais plus haut. Cette éternité (qui ne tient qu’un temps tout de même) et qui se doit d’être vivifiée par les vivants, ceux encore sur Terre en mesure de perpétuer le souvenirs de leurs défunts.

Ici, point de douleur ou de noirceur. On est au Mexique et au Mexique la fête des morts est, avant tout, celle de la vie.

C’est ainsi que Coco nous emporte avec lui à la rencontre de ses aïeux de l’au delà tous plus fantasques les uns que les autres. Des morts vivants bien vivants !

Que j’étais bien au cœur de cette réelle épopée dont le rebondissement final n’a fait que renforcer mon amour pour cette ode à la mémoire.

Sans être mièvre, le monde de Pixar est définitivement bien plus beau que le notre. On y construit – plutôt que des murs comme chez nous – des ponts parsemés de feuilles d’or qui nous mènent tout droit vers un monde lumineux, pailleté et fourmillant de vie. On va à la rencontre de celui qu’on ne connait pas, on se découvre et on s’apprivoise. On apprend également la résilience et l’on voit plus grand et plus beau.

Et Frida Khalo qui créé encore et toujours.

Que la mort est vivifiante !