Cauchemar (cinématographique) éveillé

Cauchemar (cinématographique) éveillé

Quelle plaie !

Rarement vu quelque chose d’aussi vide, navrant et narcissique !

Darren Aronosky nous avait pourtant prévenus avec son Requiem for a dream : la drogue c’est dangereux et ça mène vers des contrées peu recommandables.

Soit un couple uni vivant dans une grande maison isolée, en travaux. En reconstruction pour être plus précis. Elle, ne vit que pour lui, elle est toute engagée à le soutenir dans ses activités d’écriture et s’occupe de retaper leur maison autrefois détruite par les flammes.

Bobonne qui passe son temps à sourire, en puissance. De quoi me hérisser les poils dès les premières minutes du film.

Lui, en panne d’inspiration est plus distant et tout affairé à ne penser qu’à lui, qu’à son parcours. Car il semble avoir une voie à suivre ! Une mission à mener…

La première heure du film est entièrement tournée depuis le regard de la maîtresse de maison toute interloquée lorsque son mari ouvre la porte à un couple d’inconnus venus d’ailleurs. Comprenez qu’elle n’aime rien tant que le fait de passer du temps seule avec son mari dans le cocon qu’elle leur fabrique.

A ce stade déjà, je suis agacée par un tel manque de caractère.

Mais les choses se gâtent ! Au moment où les invités décident tout bonnement de squatter les lieux et, pour que ce soit bien plus fun, d’inviter leur famille et amis.

Là, ça devient pathétique et fortement agaçant. Quoique risible en même temps.

On assiste alors à un cauchemar éveillé dans lequel se mêlent les pires éléments.

Notre chère maîtresse de maison ne sait plus où donner de la tête pour empêcher ces intrus de mettre leurs sales pattes sur les murs et les meubles qu’elle a retapés avec amour et dévotion.

Mais l’horreur va crescendo avec l’intégration de notions pseudo bibliques imbriquées dans le scénario. Darren a visiblement – si ce n’est un attrait – un véritable questionnement quant à la religion et nous livre ici une pauvre redite de la Nativité et du sacrifice de Jésus.

Dans tout ce marasme, Javier Bardem (qui joue mal) se prend pour Dieu et harangue les foules de sa présence et de sa parole sacrée : c’est d’un grotesque sans nom.

Et on ne souhaite alors qu’une chose, que cette mascarade prenne fin au plus vite.

De la dangerosité de l’usage de stupéfiants à Hollywood.