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Ce que je pense des films que j'ai vus

Jeudi 9 mai 2013 4 09 /05 /Mai /2013 22:05

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Dès les premières secondes, nous sommes au coeur de l'action. Au coeur de ce vol de tableau majestueusement orchestré. C'est là le point de départ de Trance ce thriller extrêmement bien rythmé qui nous emmènera dans un cycle infernal mêlant tension, hypnôse et petits meurtres entre "amis".

Les acteurs sont vraiment à leur place : Cassel fait du Cassel et le fait bien : il est vraiment crédible en méchant, il n'y a pas à dire. James Mc Avoy et son petit accent écossais me font dire qu'on ne le voit pas assez au cinéma et j'irais même jusqu'à dire qu'il est le digne héritier de Jude Law (même charme... et je parle en tant que fan numéro 1 de Jude, c'est donc là un énorme compliment que je lui fais !) et Rosario Dawson use de sa douceur à laquelle se mêle un grand charisme. En clair, on y croit tout à fait et cette réalisation parfaitement maîtrisée et léchée à laquelle vient s'ajouter le talent des comédiens donne lieu à un film de haut vol qui, à l'image de son thème principal, nous hypnotise.

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Car oui, Trance est avant tout, si ce n'est une réflexion sur l'hypnôse, une très belle démonstration de ses effets.

L'hypnose comme moyen de recouvrer la mémoire ou du moins des bribes d'informations qui nous avaient échappé. L'hypnose comme moyen de se sevrer d'une addiction ou encore, l'hypnose comme moyen de se séparer de souvenirs trop encombrants.

C'est ici le cas dans Trance et en ce sens, sans vous dévoiler l'intrigue du film, l'on pense fort à Eternal Sunshine of the spotless mind.

Après vous avoir un petit peu présenté le film je me dois de vous dire que je ne sais absolument pas quoi dire de plus ! Seraient-ce mes quelques jours off qui me ramolissent le cerveau ou tout simplement le film dont je ne tire aucune inspiration ?

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Il se peut que ce soit un peu des deux mais en clair, le film est prenant, je suis sortie de la salle en me disant que j'avais adoré et en me disant également qu'il s'agissait là d'un bon film, au scénario bien ficelé et bien amené.

Mais quid de ce que j'en ressors quelque 24 heures après l'avoir vu... c'est là que le bas blesse.

Aurais-je été hypnotisée ?! Si c'est la cas, le film est alors encore plus fort que je ne l'aurais pensé !

En attendant, n'hésitez pas à aller voir ce film, peut-être pourrez-vous m'aider à y voir plus clair et à recouvrer la mémoire.

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Par Barbara - Publié dans : Ce que je pense des films que j'ai vus - Communauté : Cinéma
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Dimanche 5 mai 2013 7 05 /05 /Mai /2013 11:25

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A l'image de son nom, Mud est boueux et patauge pas mal dans la gadoue. Mud n'est pas un clochard mais un vagabond solitaire, il tient à cette différence.

Mud vit en liberté mais n'est pas libre, c'est à mon sens le maître mot de ce film sublime et lumineux.

Dans notre société dictée par des lois, des règles et des dictacts il est facile de penser qu'une vie privée de tout cela donne forcément lieu à une liberté totale. Mud vient nous prouver que la liberté n'est pas une question de statut social mais bel et bien une question d'état d'esprit.

Mud vit reclu dans la forêt par peur de représailles policières. J'emploie volontairement le mot "peur" car on apprend bien vite que derrière ses faux airs de vieux baroudeurs, Mud est bien éloigné du cliché du héros / aventurier sans peur et sans reproche.

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Mud est terrassé par les remords, par la honte sans doute, de ne pouvoir vivre sa vie comme il l'entendait, de ne pouvoir / n'avoir pu combler la femme qu'il aime depuis qu'il est adolescent. Cette femme qui, malgré les sentiments qu'elle lui porte en retour, n'a jamais eu envie d'être réellement avec lui, de s'engager.

Brisé par ce sentiment d'abandon et de délaissement, il comble cet amour inconditionnel qu'il lui porte en volant à son secours dès qu'elle se met dans le pétrin. L'histoire d'amour impossible par excellence. C'est à ce titre qu'il a tué un homme qui voulait du mal à Juniper et que la police / les chasseurs de prime sont à ses trousses.

Mais Mud ne respire que grâce à elle. Elle c'est Juniper, une barbie du Sud fragile et paumée qui s'est fait tatouer un rossignol, symbole de légèreté et de liberté, sur la main. Comme pour se rappeler ce besoin de voler un jour de ses propres ailes. (très touchante Reese Witherspoon)

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Je n'ai pas pris l'histoire par le début en commençant par vous parler de Juniper et de Mud puisque les deux protagonistes de cette histoire sont en fait deux jeunes adolescents, Ellis et Neckbone, en quête de découvertes et d'aventure qui débarquent un jour sur l'île sur laquelle Mud vit reclu. De là va naitre une réelle complicité qui leur permettra à tous de changer de statut et de passer à l'âge Adulte avec tout ce que cela implique.

Avec ce film, nous sommes de retour dans le Bayou (non loin de là où nous avions laissé la petite Hushpuppy et ses bêtes du Sud Sauvage) et je peux vous dire que je suis définitivement éblouie par ce décor, par l'atmosphère dure mais douce qui s'en dégage. Ces paysages grandioses me bouleversent tant ils sont synonymes de rudesse (la vie y est plus que rudimentaire) et d'opportunités (la grandiosité des lieux, à commencer par celle du Mississipi donnent ce sentiment que tout est possible).

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Le Mississipi qui joue d'ailleurs un rôle clé dans ce film puisqu'il est le fils conducteur entre les jeunes ado et Mud qui ne cessent de faire des allers retours entre l'île et leur maison respective. Le film également est à l'image du Mississipi : calme et énergique à la fois, cachant des "monstres" hostiles (les serpents tueurs dans l'eau et les "méchants" du film)

Après Take Shelter qui avait été un de mes premiers chocs ciné de 2012, Jeff Nichols prouve qu'il sait donner vie à ses personnages et à la nature qui les entourent : le propre d'un grand réalisateur à mon sens. Il réussit également le pari de me faire apprécier Matthew Mac Conaughey : peut-être l'acteur que j'ai le plus détesté au monde. Ne me demandez pas pourquoi, il m'insupportait. Et bien là, petit miracle, il m'a bluffée, attendrie même : il a clairement enfin trouvé un rôle à sa hauteur et prouve qu'il est un bon acteur. Michael Shannon (personnage central de Take Shelter) est très bon dans le rôle de cet oncle beauf et maladroit mais aimant. Sam Shepard excelle en vieux loup expert de la gachette nocture.

Vous l'aurez compris, ce film : entre aventure, amour et action, est une allégorie de la vie, du passage à l'âge adulte qui vient montrer que la vie est une question de prises de décisions. Le but final étant de faire face, d'assumer ses responsabilités.

A ce titre, le rôle du jeune Ellis est "au delà du touchant" : si l'on repart du début, il ne décide et n'accepte d'aider Mud uniquement parce qu'il est convaincu de l'amour de Mud pour Juniper, il décide alors de venir en aide à ce couple déchiré. A l'heure où ses parents sont eux, au bord du divorce, et qu'il découvre les premiers émois amoureux de l'adolescence, il semble prendre conscience du fait que l'amour est au centre de tout et qu'il donne du sens à la vie.

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Et s'il a grandi et muri à la fin du film, il n'est pas le seul car il aura permis à Mud de s'extirper de ses peurs, de prendre des décisions, de mener à bien sa barque, sans mauvais jeu de mot... En clair, de Vivre, libre.

Vraiment, j'ai été comme éblouie par ce film - brut, parfoit violent, âpre mais si pur.


 
Par Barbara - Publié dans : Ce que je pense des films que j'ai vus - Communauté : Cinéma
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Samedi 27 avril 2013 6 27 /04 /Avr /2013 10:54

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Dire que l'Ecume des jours est une histoire simple à conter serait simpliste justement. Vous n'avez sans doute pas pu passer à côté de l'adaptation cinématographique réalisée par Michel Gondry, le metteur en scène passé maître dans l'art de mettre au monde des oeuvres toutes plus loufoques les unes que les autres.

Voici donc que ce cher Michel prend à bras le corps l'adaptation du célèbre roman de Boris Vian pour nous livrer un film enchanteur et poétique qui vient redynamiser le cinéma français que certains avaient déjà enterré.

L'écume des jours c'est l'histoire de Colin et Chloé et plus largement, notre histoire à tous, l'histoire de notre société et de notre monde.

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Colin et Chloé sont clairement les Roméo et Juliette des temps modernes. Leur histoire d'amour est pure et belle, comme tout droit sortie d'un songe.

Colin est un jeune homme idéaliste, confortablement installé dans une vie calme et équilibrée qui lui réserve des moments agréables et privés de tout souci qu'il partage entre ses amis et sa passion pour les inventions en tous genres, son pianococktail étant sa masterpiece. (ndlr : visionnez la bande annonce si vous ne voyez pas de quoi je parle)

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C'est tout naturellement qu'il rencontre Chloé, l'incarnation d'une musique de jazz de Duke Ellington avec qui il va vivre une magnifique histoire d'amour.

Mais voilà, la vie n'est que mouvement et ce confort va vite laisser place à des moments plus difficiles lorsque la maladie vient frapper à leur porte. Colin, alors naif à l'image de toutes les personnes ayant eu une vie très privilégiée va se prendre une réalité difficille à gérer en pleine face et va devoir apprendre à se battre et à faire face.

L'écume des jours est une réflexion sur la vie et plus largement encore, sur la société de l'époque, qui vous le verrez, ouvrait déjà la porte à notre société moderne (le roman date de 1947).

Sous couvert de cette histoire d'amour, Boris Vian vient symboliser cette société en perte de repère, seule face à son propre sort qui se doit de relever les manches pour poursuivre sa route.

En cela, l'on peut clairement dire que l'histoire est d'une densité extrême et d'une modernité sidérante. Tout nous parle : de cette réflexion sur l'absurdité et la décadence du monde du travail (Colin est forcé de faire des jobs tous plus ridicules les uns que les autres afin de subvenir aux besoins du foyer), sur la lutte des classes, sur le règne de l'argent roi, sur cette société de consommation qui nous fait croire que le bonheur c'est "d'avoir" (clin d'oeil à ce cher Alain Souchon !)

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A ce titre d'ailleurs Michel Gondry a décidé de jouer sur l'ambivalence des époques. Alors que le film est baigné dans une ambiance vintage et baroque, il y insère des signes qui viennent nous replonger dans notre époque actuelle (les Halles en travaux).

Dans tous les cas, le coeur de l'histoire tient à cette réflexion sur le rôle des objets, tous en mouvement et vivants. Clairement, le but recherché est de signifier la naissance de la société de consommation qui vient, au pire, aliéner les populations ou, dans le meilleur des cas, édulcorer la vie et la rendre plus vivante et légère. Car c'est bien cela l'autre ambivalence sur laquelle joue Vian et que retranscrit si bien Gondry : jouer sur divers tableaux comme pour montrer la profondeur de la vie, ses mutiples facettes et surtout ses diverses interprétations possibles.

Pour ce qui est du film en lui même, que dire à part "bravo" car il en a sans doute fallu du temps et du talent pour créer, rendre visuel et retranscrire cet univers loufoque et absurde. On est littéralement plongé dans un autre univers. TOUS les acteurs sont superbes de fraicheur (pourquoi ne voit-on pas plus souvent au cinéma Aissa Maiga qui est juste superbe de justesse, de charme et d'entrain ?), de loufoquerie : Gad donne vie à un Chick fan de Jean-Sol Partre - pendant de JP Sartre que Vian admirait - plus vrai que nature et vient clairement donner vie à cette réflexion sur la dangerosité de l'admiration et du fanatisme.

Philippe Torreton incarne justement Jean-Sol Partre qui galvanisait les foules lors de ses conférences, Omar Sy apporte fraicheur et légèreté à un personnage guindé et coincé...

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Tous nous entrainent dans une fable loufoque et enchanteresse qui nous transporte. On adhère ou pas certes mais on ne peut renier le fait que l'on est emmené dans un autre univers.

A l'image des couleurs vives et fraiches qui disparaissent peu à peu de l'écran, l'histoire est douloureuse et triste mais sans jamais nous faire sombrer dans le larmoyant. Pourtant, l'ambiance nous poursuit longtemps après le film ce qui prouve à mon sens la justesse et la réussite de l'oeuvre.

Pour conclure enfin, je dirais que ce film, qu'il plaise ou non, vient prouver que certains osent. Osent nous proposer des oeuvres différentes, qui sortent de l'ordinaire et cela compte. Surtout à cette époque marquée par un fort pessimisme qui pousse certains à en démoraliser plus d'uns en ayant de cesse de critiquer, d'assombrir et de se plaindre (Matthieu K si tu me lis !)*

Le cinéma français vit ! Il avance, il tente des choses nouvelles qui sortent des sentiers battus et en cela je remercie ceux qui y contribuent.

J'en danserais presque le biglemoi de joie !

 

 En bonus, la musique phare du film, un pur régal :


 

*
«Mathieu Kassovitz : Je ne suis plus fier d'être français», titrait récemment le Guardian , qui interroge, avec une perplexité ravie: «Pourquoi donc celui qui était salué comme l'héritier de Truffaut après La Haine a-t-il renoncé au cinéma français?» Où l'on apprend qu'après l'avoir «enc...» d'un tweet, Fierrot le pou (du nom de son premier film comme acteur-réalisateur) lui préfère désormais l‘Amérique où il a déménagé. «La France n'est pas très excitante niveau cinéma, dit-il, je ne la trouve pas très sexy. Je ne suis pas mis au défi par les autres réalisateurs et j'ai besoin de défi».

http://www.lefigaro.fr/cinema/2013/04/24/03002-20130424ARTFIG00522-mathieu-kassovitz-joue-la-comme-depardieu.php

 

 


Par Barbara - Publié dans : Ce que je pense des films que j'ai vus - Communauté : Cinéma
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Mardi 23 avril 2013 2 23 /04 /Avr /2013 13:19

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J'aurais aimé pouvoir vous parler de The Grandmaster avec ferveur, fougue et entrain. N'allez pas croire que je n'ai pas aimé le film, loin de là mais il me manque clairement des billes pour, si ce n'est apprécier ce genre de film, accueillir avec entrain toute l'ampleur du sujet.

The Grandmaster est le dernier bijou visuel de Wong Kar-Wai, le réalisateur Hong Kongais bien connu pour son In the mood for love dont le titre déjà vous laisse rêveur et vous donne l'envie d'être amoureux.

Si j'ai bien compris, l'univers de WKW veut que l'amour soit toujours impossible. Il le sublime au plus haut point en initiant des rencontres et des histoires d'amour dignes des plus beaux contes de fées mais sans jamais leur laisser la possibilité de s'épanouir. C'est un peu le cas encore dans The Grandmaster qui narre les relations compliquées entre un homme et une femme sur fond de guerre et surtout de Kung-Fu.

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Le film est dense, j'avoue m'y être sentie perdue parfois mais sans pour autant que ça en soit désagréable, j'ai eu comme l'impression de rebondir à chaque fois à la manière de ces maîtres du kung-fu qui savent retomber sur leurs pieds à la fin de chaque combat.

Les personnages sont superbes de douceur, de beauté (suis-je la seule à avoir trouvé que l'acteur qui joue Ip Man ressemble à Barack Obama ??!!) et... de souplesse ! Je ne connais aucun des codes du Kung Fu mais que le spectacle fut grandiose !

Que dire également de cette lumière, de cette mise en scène, de ces matières, de ces couleurs... tout concorde pour donner naissance à une oeuvre visuellement magique. Dès la scène d'introduction, nous sommes emerveillés par cette ambiance ambivalente à la fois tellement rude (un combat de kung fu sous la pluie) et tellement douce (la légèreté des corps qui se déplacent, la beauté de la pluie qui apporte un caractère fort au moment).

Ce film est complètement maîtrisé et chaque détail compte. On aimerait "faire pause" à chaque instant juste pour admirer telle expression sur un visage, tel paysage...

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Imaginez en plus que j'ai vu ce film au Louxor, ce cinéma récemment réouvert au public après deux années de travaux. Il ne m'en a pas fallu plus pour vivre une expérience ciné vraiment différente des précédentes. Entre les statues égyptiennes et l'esthétique du kung-fu face à moi, je vous confirme que j'en ai pris plein la vue !

Une fois de plus je puis vous dire que le cinéma est en mesure de nous faire vivre de grandes choses. En l'occurence surtout visuelles dans ce cas précis dans la mesure où comme je le disais au tout début de cet article, je retiens surtout de The Grandmaster cette puissance et cette magnificence qui régalent l'oeil.

 

Par Barbara - Publié dans : Ce que je pense des films que j'ai vus - Communauté : Cinéma
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Lundi 22 avril 2013 1 22 /04 /Avr /2013 13:35

 

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Sous ses airs de comédie bien loufoque (et Dieu sait qu'elle l'est, loufoque) Les gamins est un hymne à la jeunesse éternelle.

Alors attention pas cette jeunesse éternelle là. Celle qui voudrait que nous soyons toujours beau, frais, jamais cerné encore moins ridé, mais cette jeunesse éternelle du coeur et de l'esprit. Celle qui au fond, ne devrait jamais nous quitter.

Sauf que...

Gilbert (excellent Alain Chabat, clairement dans son rôle) est l'archétype même du type qui s'emmerde (je suis volontairement légèrement vulgaire mais c'est juste pour l'emphase, vous comprenez !) prodigieusement dans sa vie pourtant fort sympathique.

Une belle maison, de l'argent, une femme fort charmante (quoique un peu attaquée par les excès de quinoa), une fille à qui tout semble réussir... bref une belle vie.

Sauf que tout cela est quelque peu assombri par ce que l'on appelle communément "la routine".

Gilbert s'est peu à peu perdu dans cette vie confortable qu'il s'est construite pour devenir un vieil aigri comateux bien installé dans son canap' (qu'il a d'ailleurs en horreur).

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L'arrivée dans sa vie de son futur gendre va lui permettre de redresser la barre et de retrouver goût à une vie qu'il avait laissée de côté.

C'est frais, vraiment fun sans être lourd, jubilatoire et viviviant !

Vraiment, on y croit tout à fait. D'abord emporté dans un tourbillon de folie (il a forcément perdu ses repères et cela donne lieu à des scènes hilarantes qui montrent bien l'écart qui existe parfois entre deux générations) Gilbert va retrouver sa vie d'antant sans pour autant délaisser sa "petite folie".

Sans jamais donner de leçon, cette comédie vient nous rappeler un message pourtant clé. A l'heure où l'on est déjà vieux à 30 ans, il est primordial de ne jamais égarer si ce n'est son côté enfantin, cette liberté d'esprit et cette légèreté propre à la jeunesse qui, soyons en certains, rend la vie forcément plus douce et plus belle.

Tous les acteurs sont formidables de justesse et de sympathie. Sandrine Kiberlain confirme qu'elle est aussi douée pour les rôles de bourgeoises coincées et déprimées que pour les rôles plus légers et décalés.

Alain Chabat confirme franchement ce don pour la comédie et nous prouve qu'il est un roi de la déconnade sans pour autant faire dans l'humour potache. Il suffit de suivre son regard pour y percevoir une grande douceur et surtout la preuve qu'il n'a en rien perdu son esprit de jeunot blagueur et fougueux. On se dit qu'il a tout compris !

Un film qui fait du bien.

 

 

Par Barbara - Publié dans : Ce que je pense des films que j'ai vus - Communauté : Cinéma
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Commentaire lu dans le ELLE daté du 23 décembre 2011 numéro 3443 : 
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Article lu sur le site luxsure.fr : 

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Article lu dans le numéro 9 de BuzBuz (page 8 - catégorie "sur le net" :

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