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Samedi 19 janvier 2013 6 19 /01 /Jan /2013 20:21

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Impossible de passer à coté du dernier Tarantino. Après des mois de promo, une sortie repoussée et des affiches placardées à peu près partout (la plus improbable est peut-être celle placée sur le pont situé juste à l'entrée des quais lorsque l'on entre en Gare du Nord) Django nous est enfin dévoilé. Django est partout, dans toutes les discussions, dans toutes les (bonnes) salles de ciné et surtout dans tous les esprits.

Moi qui suis, déjà de nature, à l'écoute de tous les articles, de toutes les interviews et de toutes les infos que je peux glaner en amont de la sortie des films que j'attends, je dois dire que j'ai été servie. Mais une fois de plus, j'ai réalisé que c'est bel et bien assis dans son siège, dans la salle obscure, face à l'écran que tout se joue et que le ressenti se fait.

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Django c'est avant tout une oeuvre significative, qui vient, si ce n'est régler l'Histoire, panser des plaies et des rancoeurs encores ouvertes.

A l'image de son Inglorious Basterds dans lequel il assassinait Hitler, Tarantino offre une magnifique, grandiose, épique revanche à Django, son esclave libéré, et nous offre à nous spectateur, un sentiment de paix et de justice et ce, malgré une violence exacerbée mais justifiée.

Tarantino sait définitivement nous faire du bien en revisitant les périodes de l'Histoire les plus douloureuses. Il n'hésite pas à nous mettre face à une réalité dure et ce, sans nous ménager : ouah cette première scène du film durant laquelle nous voyons les esclaves enchaînés en route pour un périple... les larmes ont inondées mon visage. La force des images, de la musique, et surtout cette réalité brute : l'esclavage avec toute l'horreur qui l'accompagne, cette façon de traiter des Hommes comme des bêtes... cette déshumanisation. La honte de l'Histoire, la honte du Monde...

Mais très vite (sans vous dévoiler toute l'histoire) Django (l'un des esclaves) est libéré et commence alors sa revanche sur ses maîtres, sur ce système, sur la vie.

Et que c'est bon ! On vit cette épopée de presque 3 heures avec le sourire, des éclats de rire même et cette sensation de rejouer l'histoire et de "combattre" aux côtés de cet homme prêt à tout pour retrouver la femme qu'il aime, sa femme.

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Il y a donc bien sûr un coté très cinématographique, un côté très loufoque... on est au coeur de l'esprit Tarantino (cette scène où le KKK fait le point quant à leurs masques qui les empêchent d'avoir une bonne visibilité est hilarante)

Les images sont splendides... les acteurs remarquables : définitivement Christoph Waltz est incroyable ! il a une présence, un humour, une aura... du talent en clair ! Il en arriverait presque à faire de l'ombre à Jamie Foxx  pourtant le personnage central (touchant tant il a à coeur d'atteindre son but : retrouver sa femme dont il a été séparé) et même à Leo DiCaprio pourtant excellent dans son tout premier rôle de méchant.

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J'ai entendu parler de la pseudo polémique à l'occasion de la sortie du film... et des sorties de Spike Lee qui criait au scandale et disait qu'il n'irait pas voir ce film sous pretexte qu'il le juge "irrespectueux" envers ses ancêtres. Ce n'est pas sur ce point que je voudrais intervenir, Spike Lee a le droit d'avoir ses opinions. Je dirais simplement que ce film est, selon moi, un merveilleux catalyseur de toute la haine, la douleur et l'incompréhension que doivent sans doute encore aujourd'hui ressentir les personnes concernées par l'esclavage à plus ou moins grande échelle... On ne peut guère refaire l'Histoire mais il est possible de la revisiter afin d'en rappeler les moments les plus difficiles - ne serait-ce que pour faire en sorte de poursuivre l'éducation des foules afin que de telles horreurs ne se reproduisent plus jamais. Les choses acquises sont tellement fragiles.

Quoi de plus beau donc lorsque l'art et le cinéma en l'occurence viennent jouer ce rôle et surtout de cette façon, certes peut-être "loufoque" mais en tout cas sincère et efficace.. Je le dis je le répète ce film a eu l'effet d'un pansement et m'a offert cette belle sensation de vengeance des opprimés.

Dans un monde où trop d'inégalités règnent encore et où certaines personnes ont encore un pouvoir sur d'autres, un pouvoir dont ils se servent et abusent, il est bon de rappeler que la justice se fait un jour ou l'autre. Mais avant toute chose, ce film nous rappelle que les personnes considérées comme les plus basses sont bien souvent tout le contraire ! Des héros que l'on cherche à écraser à tout prix par peur de leur pouvoir, de leur force et de leur intelligence... Django est de ceux là.


 
Par Barbara - Publié dans : Ce que je pense des films que j'ai vus - Communauté : Cinéma
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Samedi 12 janvier 2013 6 12 /01 /Jan /2013 12:54

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Je lis à peu près partout que The Master est "le film choc de ce début d'année" et bien je vous le confirme.

Je suis encore sous le "choc", pour reprendre le terme, de ce film. L'histoire, le musique (comme lancinante), Joaquin Phoenix (surtout) et Philip Seymour Hoffman (aussi) sont perturbants tant ils vivent leur rôle. Joaquin Pheonix est comme possédé par ce Freddie Quell (nom du personnage qu'il joue) détruit, il n'y a pas d'autre mot. Possédé donc et abîmé physiquement à l'image de son dos courbé qui vient comme symboliser le trop plein de charge qu'il porte depuis toutes ces années de vie. Son visage également, émacié mais surtout toujours renfrogné et aux traits plissés, exprime toute la douleur de cet homme. Une douleur sans frontière qui semble ne jamais pouvoir trouver d'apaisement. Cet homme est une soupape, prête à exploser à tout instant.

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Il n'y a donc pas de superlatif assez fort, je trouve, pour parler de son jeu d'acteur. C'est au delà de la plupart de ce que j'ai pu voir jusqu'ici et cela en est perturbant. J'ai eu, pendant tout le film, comme peur de ses réactions, c'est vous dire à quel point son jeu est d'une force extrême.

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Ce film est un monument et je pense ne pas avoir les mots pour en parler. C'est un film qui se ressent, qui nous place dans une drôle de position entre voyeurisme et totale soumission.

En clair, je pense que le but recherché est clairement atteint, le film montre la force de ces organisations et des hommes qui en sont à leur tête (on parle ici de sectes) et donne à comprendre le pouvoir qu'elles ont à travers le monde. En trouvant les bons mots, elles attirent dans leur giron les plus démunis affectivement et socialement d'entre nous.

Effrayant.


 
Par Barbara - Publié dans : Ce que je pense des films que j'ai vus - Communauté : Cinéma
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Samedi 12 janvier 2013 6 12 /01 /Jan /2013 12:24

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Les amis, je vous en avais parlé mais il est toujours bon de faire des petits rappels parfois !

Aviez vous noté qu'il m'arrive d'être flémarde ou en manque d'inspiration, c'est selon et que je propose des critiques en mode express sur Pinterest qui s'avère être un bon outil, visuel et concis.

Pour tout vous dire, vous y retrouverez là les films qui ne m'ont que très légèrement inspirés. Si vous me suivez, vous aurez remarqué que je peux vite devenir assez bavarde lorsque je me mets à parler / écrire sur les films qui m'inspirent et dont on peut ressortir un sujet qui touche à l'actu et dans tous les cas, un sujet qui me / nous parle.

Je vous invite donc à vous y rendre régulièrement afin de ne rien manquer des films que je vois.

MES CRITIQUES EXPRESS

Par Barbara - Publié dans : Ce que je pense des films que j'ai vus - Communauté : Cinéma
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Mercredi 9 janvier 2013 3 09 /01 /Jan /2013 00:06

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Ce qu'il faut que vous sachiez déjà c'est que j'ai vécu ce soir un grand moment ! Comprenez, j'ai assisté à ma toute première avant première presse et ça, je ne sais pas pour vous mais pour moi ça veut dire beaucoup !

Ce qu'il faut que vous sachiez ensuite c'est que j'ai vu Lincoln, le dernier film de Spielberg. Alors dejà, que je vous dise mais ce fût un délice de suivre les tweets de la journée sur le sujet, car oui, je suis sur twitter et tente d'y faire ma place, tout comme je tente de la faire aussi dans le sérail de la blogosphère ciné. Ce fût fort sympathique de lire l'attente de mes confrères et consoeurs et dans tous les cas, un excellent moyen de voir que tous étions voués à partager ce moment ensemble.

19h50 : me voilà donc devant le Club de l'Etoile je me faufile dans la file d'attente pour, très rapidement, rejoindre mon siège. Juste le temps de zieuter cette salle que je ne connais pas et de feuilleter rapidement le dossier de presse qui nous a été remis pour l'occasion, que la salle s'obscurcit et que le silence se fait : ma première séance de l'année commence.

Je réalise vite que le son de la salle est excellent : j'entends les bruitages venant de devant, de derrière, de ma droite... mais vais bien vite réaliser que j'ai besoin d'un peu plus pour passer un agréable moment.

Dès les premières scènes je reconnais que Daniel Day Lewis maîtrise le rôle, l'habite même : c'est un grand acteur, je le savais et en obtiens la confirmation ici. De même pour Tommy lee Jones qui apporte au film une touche d'humour (qui est plus que bienvenue) par ce comportement quelque peu "grinçant".

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Cela dit, je réalise très vite que je m'ennuie ferme. Le film est une fresque historique pure et dure. Pas de fioriture aucune, on nous dépeint ici un pan de l'histoire américaine et pas des moindres, le tour de force engagé par Lincoln alors fraichement réelu à la tête du pays, qui tente de faire passer le 13ème amendement de la Constitution : à savoir, l'abolition de l'esclavage.

Le film s'attarde donc sur cette phase de campagne qui, pas de suspens inutile on connait tous l'Histoire, aura la peau du président.

C'est long, mais long...je le dis sans lésarder. Je le disais, il s'agit là du film historique par excellence qui tient à retranscrire la réalité des faits et rien d'autre. Bien évidemment, c'est un film américain, on a donc cherché a faire ressortir la part tragique de la vie de l'homme : à savoir la douleur causée par la perte d'un enfant et par un mariage presque réduit à néant quoique sa femme semble le soutenir quoi qu'il advienne. La relation du président avec ses fils est également relatée et révèle une manque de communication certain palié par une assez grande proximité et une capacité d'écoute. Je retiens de ce film cette sensation que Lincoln donnait à chacun de ses proches et de ses collaborateurs, le droit et le devoir de faire ce qui leur imcombait. A chacun de tenir ses responsabilités. Un homme juste je pense, que ce Lincoln.

Cela dit, je dois vous dire que ce qui m'a plu c'est cette conviction. Cette foi en l'homme qui pousse Lincoln à agir. On le sent convaincu, il faut le rappeler à une époque où il semblait normal que les noirs soient tout au plus enchainés, tout au mieux réduits à l'état de domestiques dans les maisons les plus huppées du pays.

Lincoln se révolte contre cela, il a le mérite de se demander si cela est normal... Si Dieu nous a tous créés, ne sommes nous pas tous égaux en droit ?

Tel est le message du film et de l'Histoire.

Un message qui résonne drôlement dans notre quotidien à nous... même si l'esclavage semble être une affaire ancienne, le "problème" d'une autre époque, il est bon de se rappeler qu'il est de notre devoir de chaque jour que de lutter pour que tous, nous soyons certains de pouvoir jouir des mêmes droits.

A bon entendeur.


 

 

 



Par Barbara - Publié dans : Ce que je pense des films que j'ai vus - Communauté : Cinéma
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Dimanche 6 janvier 2013 7 06 /01 /Jan /2013 15:35

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Je dois vous avouer que, ces derniers temps, depuis deux semaines à vrai dire, je délaisse quelque peu les salles obscures faute de films qui m'inspirent. Je vous le concède, je passe sans doute à coté de possibles pépites.

Cela dit, je tente de garder un lien avec le cinéma et je vais vous expliquer en quoi.

Dans un élan d'optimisme exacerbé, j'ai tenté hier l'expo Hopper qui se tient actuellement au Grand Palais. Preuve en est que l'optimisme nous mène vers de belles aventures puisque pas même après une petite heure de queue, j'entrais dans la première salle de l'expo dédiée à ce maître que je ne connaissais alors pas encore.

Screen-shot-2013-01-06-at-3.56.44-PM.png Hopper himself (autoportrait)

Ce que je retiens de la vie de cet homme c'est d'abord qu'il fut très fortement inspiré par Degas, je pense notamment pour sa maitrise des peintures de nus mais aussi et surtout pour cette façon qu'il avait de peindre des scènes de la vie de tous les jours et de dépeindre une certaine idée de la banalité car oui, ce qui passionne Hopper avant tout c'est bien cette banalité de la vie qui hante chacun de ses tableaux. "Sa sympathie pour la banalité" comme on peut le lire sur les murs qui ornent l'expo.

Egalement, Hopper, reconnu pour ces gravures et ces illustrations publiées dans les plus grands magazines de l'époque, a été très fortement inspiré par des photographes comme Atget et Brady qui ont chacun photographié le Paris  et l'amérique "profonde" de leur époque.

En nous apprenant cela, l'expo nous met en effet sur la route de l'oeuvre de cet homme qui a passé sa vie à retranscrire le mal etre, la solitude, le questionnement et même l'ennui.

Voyez plutôt :

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Voyez... même à plusieurs, ces gens ont l'air si seul.

Mais encore plus que cela, ce qui m'a plu est d'apprendre que Hopper était lui même un grand cinéphile et que le cinéma le lui a bien rendu puisque bon nombre de cinéastes affirment s'être inspirés de son oeuvre pour certains de leurs films.

C'est notamment le cas d'Alfred Hitchcock qui s'est inspiré de sa célèbre House by the Railroad pour son film Psychose. 

Screen-shot-2013-01-06-at-4.22.25-PM.png La maison de Hopper

Screen shot 2013-01-06 at 5.49.06 PM La maison "de Hichcock" (Psychose)

On retrouve bien ce côté "esseulé", ces lieux qui semblent éloignés de toute vie...

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J'ai donc beaucoup aimé cette incursion dans l'oeuvre de Hopper et dans son univers tellement cinématographique qui m'a permis de réaliser que le cinéma n'est pas seulement dans les salles obscures mais aussi et surtout dans notre vie de tous les jours... Après tout, quelle plus belle inspiration que cette soit disant banalité de la vie ?


Par Barbara - Publié dans : News/infos et articles de presse - Communauté : Cinéma
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http://www.elle.fr/Loisirs/Sorties/Dossiers/Grand-Prix-des-blogueuses-ELLE-2011-les-laureates-aux-anges

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Commentaire lu dans le ELLE daté du 23 décembre 2011 numéro 3443 : 
« On aime lire les critiques ciné de Barbara, soignées, affûtées et toujours reliées à l’actualité du moment. »

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Article lu sur le site luxsure.fr : 

http://www.luxsure.fr/2012/01/12/nouvelle-categorie-au-grand-prix-des-blogueuses-elle-2011/

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Article lu dans le numéro 9 de BuzBuz (page 8 - catégorie "sur le net" :

http://issuu.com/buzbuz/docs/doc_mag_buzbuz__9

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